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Remise du Prix Erckmann-Chatrian 2011 à Yves Simon
mercredi 4 avril 2012 · signé Alicia Hiblot
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[Extrait chanté d’une chanson d’Yves Simon (1973) évoquant les bords de la Moselle.]
Commentaire : Une chanson d’Yves Simon composée en 1973, comme un écho à la Lorraine, où l’auteur-compositeur et écrivain a passé le plus clair de son enfance. Elle a été fredonnée samedi lors de la remise du prix Erckmann-Chatrian, qui a honoré son dernier roman, La Compagnie des femmes, chez Stock.
Yves Simon : « Je dois dire que celui-là me fait particulièrement plaisir, puisqu’il vient de ma région, c’est-à-dire la Lorraine. Et on l’appelle le Goncourt lorrain, dont je me dis : c’est formidable, j'ai déjà eu [le Médicis], c’est un prix qui me manquait ! Mais le prix Erckmann-Chatrian, ça me fait plaisir, parce que c’est un auteur que j’ai lu quand… qui était dans toutes les écoles. On faisait les dictées : la plupart étaient d’Erckmann-Chatrian. »
Commentaire : Autre prix décerné à l’abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson, la bourse Lorraine, attribuée à Marie-José Chavenon pour sa biographie d’une femme exceptionnelle, Inès Lyautey, surnommée « la maréchale ».
Marie-José Chavenon : « Je suis infirmière, j’ai vécu au Maroc, et du coup Inès Lyautey m’a beaucoup touchée par son parcours d’infirmière et l’installation de toutes les structures médico-sociales qu’elle a créées au Maroc. Le fait que ce prix distingue non pas ma personne, ce qui n’a aucun intérêt, mais Inès Lyautey, qui est une femme remarquable et profondément attachante, c’est surtout ça qui m’a le plus touchée, qui m’a fait le plus plaisir. »
Commentaire : Jean-Claude Diedler est reparti quant à lui avec la bourse d’histoire, pour son ouvrage La Sorcière de la Vologne, aux éditions de Paris.
Robert Scheuer : « … c’est que rien ne semble jamais forcé : la magie opère et, dès les premières lignes, le lecteur entre en symbiose avec les personnages. »
Jean-Claude Diedler : « La Sorcière de la Vologne est écrite avec, disons, une langue ancienne, des expressions anciennes, des expressions du XVe, XVIe siècle, et je me demandais si finalement ça pourrait être bien compris, bien perçu. Et je me suis aperçu, en ayant écouté M. Scheuer, qu’au contraire il a vraiment épousé totalement mon projet. »
Commentaire : L’année prochaine, la société Erckmann-Chatrian fêtera ses cent ans. Mais en attendant, les onze membres du jury ont d’ores et déjà repris leurs lectures pour dénicher le futur Goncourt lorrain.
Yves Simon : « Je suis… je suis finalement heureux… »